L'Allier Agricole 22 janvier 2022 a 07h00 | Par Sébastien Joly

Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier et des départements limitrophes : Renforcer le professionnalisme par la formation

Les experts bourbonnais ont axé leur dernière assemblée générale sur la formation indispensable de la profession tout au long du parcours professionnel.

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- © Chambre des experts agricoles et fonciers 03

Le 9 décembre 2021, s’est tenu la 108e assemblée générale de la Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier sous la présidence de Monsieur Jacques Philip.

Deux nouveaux experts et une stagiaire

Après la partie statutaire, le président a félicité les deux nouveaux experts titulaires de notre Chambre. À savoir Monsieur David Maljevac, demeurant à Saint-Pourçain-sur-Sioule et Monsieur Pierre de Frémont, demeurant à Saint-Bonnet-de-Tronçais. Il a également souhaité la bienvenue à Madame Emilie Thereau, nouvelle stagiaire.

Une présence dans plusieurs commissions

Jacques Philip a indiqué la présence de la Chambre dans les différentes réunions comme la CDPENAF (Commission de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers), la CDOA (Commission départementale d’orientation de l’agriculture), la Commission des calamités agricoles et lors de l’assemblée générale de la Chambre d’agriculture de l’Allier.

Comme chaque année, une commission s’est retrouvée, en mai et en novembre 2021, à Varennes-sur-Allier pour établir les cours du cheptel et des diverses denrées agricoles.

Et, malgré les incertitudes liées à la Covid-19, une assemblée générale de l’Union régionale a pu avoir lieu en septembre dernier, dans le département du Doubs.

Un nouveau site internet

Le président indiquant aussi que « la CEF, Confédération des Experts Fonciers, notre syndicat, a lancé son nouveau site internet plus interactif, permettant une meilleure visibilité de la profession. Il est consultable sur le site www.experts-fonciers.com ».

Des formations proposées

« Les missions confiées aux experts doivent être remplies avec toute la déontologie et le professionnalisme requis, c’est pourquoi l’accent est mis sur la formation. Pour ce faire, de nombreuses journées sont proposées aux membres par la Confédération des Experts Fonciers » conclut Jacques Philip.

C’est dans ce cadre que Denis Grapton, expert dans le département voisin du Cher, a ensuite animé, en deuxième partie, une formation sur les installations de méthanisation en présentant les différentes étapes de réalisation d’un projet et ses aspects financiers.

Jacques Philip, président de la Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier et des départements limitrophes.
Jacques Philip, président de la Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier et des départements limitrophes. - © Chambre des experts agricoles et fonciers 03

Renseignements :

Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier et des départements limitrophes

Espace Collet-Mériaud

5 bis, rue du 4 septembre

03150 Varennes-sur-Allier

Tel : 04 70 44 13 15

Pierre de Frémont, expert agricole
Pierre de Frémont, expert agricole - © AA03

Rencontre : Pierre de Frémont, expert agricole

Âgé de trente ans, ce jeune bourbonnais est originaire de Saint-Bonnet-de-Tronçais.

Pourquoi avoir choisi d’embrasser la profession d’expert agricole. Pourquoi avoir choisi ce métier et quelles spécialités avez-vous choisies ?

Pierre de Frémont : Parce que c’est une profession globalement diversifiée qui allie théorie et pratique. De plus, nous bénéficions d’une indépendance. C’est un travail de terrain mais c’est aussi un temps important à passer au bureau pour rédiger les rapports. Il y a cependant plusieurs profils d’experts. Certains ne font que de l’assurance et d’autres ne réalisent que des expertises privées. Certains font les deux. Et enfin, nous pouvons également intervenir pour estimer les dégâts en lien avec le gibier, les aléas climatiques et les incendies. Moi-même, je ne fais pas d’assurances. J’ai choisi de me spécialiser dans les expertises privées comme des états des lieux d’entrée et de sortie, des évaluations en valeurs vénales lors de successions ou encore des évaluations pour constituer ou casser des sociétés en évaluant l’actif. Je peux aussi mettre en place des conciliations. Mon secteur s’étend principalement sur le département de l’Allier et une partie des départements limitrophes comme ceux de la Nièvre et du Cher. Je fais également de la transaction immobilière agricole et forestière. C’est une possibilité qui m’est offerte qui doit être déclarée auprès de l’Ordre des experts agricoles.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours afin d’y parvenir ?

P. de F : J’ai tout d’abord effectué un stage de trois années aux côtés du président de la Chambre des experts agricoles de l’Allier, Monsieur Jacques Philip. Période pendant laquelle j’ai également pratiqué le métier sous le contrôle d’un autre expert, Monsieur Gérard Luminet. À cela s’ajoute une obligation de suivre une formation auprès de la confédération des experts fonciers qui se traduit par trois sessions de trois jours pendant chacune des années. En temps normal, ces formations se font en présentiel sur Paris, Lyon ou Bordeaux. Depuis la crise sanitaire de la Covid-19, elles se sont effectuées à distance, en visioconférence. À l’issue, nous devons déposer un mémoire autour d’une problématique que nous choisissons en mentionnant les expertises que nous avons été amenés à effectuer. Le jury devant lequel nous soutenons nos travaux apprécie alors la qualité du travail accompli. Me concernant, j’avais soutenu la problématique des baux ruraux à clauses environnementales. Cette étape remplie, les candidats sont alors agréés par le Conseil national de l’expertise foncière agricole, foncière et forestière. Pour ma part, j’ai été titularisé le 1er avril 2021. À noter que notre agrément est à renouveler chaque année par le dépôt d’un dossier. C’est important car la profession d’expert est régie par le code rural. Elle doit aussi suivre le code déontologique qui lui est propre.

Que vous apporte la Chambre des experts agricoles et fonciers de l’Allier ?

P. de F : Notre profession est structurée à l’échelon national, régional et départemental. La Chambre de l’Allier est particulièrement intéressante car elle met en place de nombreuses commissions de travail permettant de mettre à jour le cours de différentes denrées mais aussi de cheptel et de bien d’autres aspects dont nous avons besoin quotidiennement pour mener à bien nos travaux. À titre d’exemple, la Chambre régionale travaille actuellement sur un vadémécum des cours des matériaux. Les Chambres permettent ainsi de simplifier la recherche d’informations à travers différents outils qu’elles mettent à dispositions pour leurs adhérents. Et, plus largement, elles favorisent les contacts, les échanges entre experts et contribuent à créer un véritable réseau, efficace au sein duquel les compétences sont mutualisées.

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