L'Allier Agricole 24 juillet 2019 à 10h00 | Par L'ALLIER AGRICOLE

Complicité entre agriculteurs et pompiers

Les incendies se multiplient dans les campagnes bourbonnaises. Les pompiers sont bien sûr indispensables pour les circonscrire. À leur côté, bien souvent, les agriculteurs se mobilisent spontanément pour leur prêter main forte. Deux exemples récents dans l’Allier.

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Le lundi 8 juillet vers 18h30, un incendie se déclare sur la commune de Sazeret. C’est à partir d’une presse que le sinistre a démarré. Les flammes se sont propagées aux parcelles voisines, touchant l’exploitation de Viviane Alloin, également maire de la commune. C’est sous cette casquette, cette fois-ci, que Viviane prend le relais et facilite au mieux le travail des hommes du feu. Prévenu par le propriétaire de la presse, les pompiers de cinq centres (Montmarault, Bourbon-l’Archambault, Villefranche-d’Allier, Montluçon et Le Montet)soit une trentaine de pompiers sont intervenus. C’est alors que Viviane Alloin a eu l’heureuse surprise de voir arriver une dizaine de voisins agriculteurs venus, par solidarité, prêter main forte pour limiter la propagation du feu en retournant la terre avec des déchaumeurs. Une intervention commune qui s’est terminée vers 23 h. Au total se sont près de cinq hectares qui sont partis en fumée ainsi qu’une trentaine de bottes de foin.

Autre incendie, cette fois-ci sur la commune de Montmarault. Il s’est déroulé le jeudi 18 juillet vers 16h30. Un incendie qui s’est déclenché vers le lieu-dit Montbrien, dans un champ de blé. Le vent poussait les flammes vers l’usine Sadilleck, une fonderie d’aluminium. Les pompiers de cinq centres ont été prévenus et sont intervenus pendant plusieurs heures. Ils ont reçu, là aussi, l’aide de trois agriculteurs des environs pour limiter la propagation du feu grâce à des déchaumeurs en retournant la terre ainsi qu’une tonne à lisier remplie d’eau.

L’Allier Agricole, par ces quelques lignes, souhaite rendre hommage aux nombreux pompiers qui interviennent chaque année sur les exploitations agricoles mais aussi à ces nombreux agriculteurs qui, dès le moindre signal de fumée, se rendent sur les lieux avec leurs véhicules et matériels pour aider au mieux leurs confrères dans la difficulté.

- © © CA03

Conseils

L’été 2019 est marqué par un nombre important de feux concernant des surfaces cultivées. La concomitance des travaux de moisson et de fenaison avec une période de sécheresse occasionne des départs de feu liés à la mécanisation de ces travaux.

Chaque départ de feu présente un risque pour ceux qui travaillent dans la parcelle, pour les voisins immédiats, et une perte d’exploitation. Les incendies concernant les surfaces cultivées sont marqués par des progressions rapides, pouvant atteindre rapidement des dizaines d’hectares.

Aussi, une action précoce et concertée entre les agriculteurs et les sapeurs-pompiers est impérative afin de limiter les risques de propagation. Le fait de disposer d’un outil de travail du sol, de type déchaumeur, à proximité immédiate lors des opérations mécanisées de récolte constitue un appui certain à la lutte contre le sinistre.

Son utilisation doit être évoquée avec les sapeurs-pompiers dès l’appel de secours, et concertée dès qu’une équipe arrive sur les lieux. Cet échange permet une stratégie conjointe de lutte et surtout d’assurer la sécurité de tous.

À retenir :

- Disposer d’un déchaumeur à proximité immédiate lors des opérations de moisson notamment.

- Ne pas intervenir seul pour éviter de s’exposer inutilement ;

- Agir de manière concertée avec les sapeurs-pompiers pour garantir la sécurité de tous les intervenants.

Le SDIS


Problème d’accès à l’eau des éleveurs

Suite au tarissement de certaines sources et mares, des soucis d’accès à l’eau ont vu le jour. Les syndicats d’eau reçoivent de nombreuses demandes de branchements de compteurs herbagers. Dans les situations les plus compliquées, le remplissage de citerne via les bornes incendies est envisageable en certains points précis. Pour cela, il convient de se rapprocher de votre syndicat d’eau qui étudiera avec vous cette possibilité. Dans tous les cas pour des raisons de sécurité publique et de risque de casse des réseaux, il est strictement interdit de manœuvrer ces bouches soit même. Si la situation le permet, le syndicat d’eau délèguera un technicien sur place et l’eau fera l’objet d’une facturation.

CHAMBRE D’AGRICULTURE DE L’ALLIER

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