L'Allier Agricole 19 décembre 2019 à 11h00 | Par Sébastien Joly

Coopaca implante un nouveau silo à St-Martin-des-Lais

COOPERATIVE Plus de 50 % des blés issus de filières de qualité agro-environnementale, voilà l’objectif qui devrait être atteint au cours de l’année prochaine par la coopérative. Il faut désormais pouvoir stocker les céréales dans les meilleures conditions.

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Jérôme Vandewalle et Yves Courrier, président et directeur de Coopaca
Jérôme Vandewalle et Yves Courrier, président et directeur de Coopaca - © AA03
S'inscrire dans une démarche environnementale ; les adhérents de Coopaca l’ont initié depuis 1998 en produisant du blé en culture raisonnée contrôlée (CRC). À la clef, des volumes stables depuis plus de vingt ans qui, aujourd’hui, font face à une forte demande de la part des consommateurs. Des filières ont alors été mises en place, aux noms évocateurs, tels que Bannette, Label rouge, Barilla, Charte française et bien d’autres. Un phénomène qui s’est amplifié depuis la loi Ega Lim. Jérôme Vandewalle, président de Coopaca et de l’Ucal, indiquant que « la demande est telle que, l’année prochaine, plus de 50% des blés cultivés sur le Val d’Allier et la Sologne bourbonnaise seront produits selon les bonnes pratiques édictées par ces cahiers des charges. A savoir, la limitation des pesticides, la sauvegarde d’espèces menacées, les jachères mellifères pour les abeilles, et bien d’autres paramètres ».

Répondre au défi du stockage

Afin de répondre à cette demande des consommateurs, Coopaca doit augmenter et moderniser ses installations de stockage. Et, c’est dans cette optique, que sortiront de terre, dans quelques mois, de nouvelles cellules sur le site de la commune de Saint-Martin-des-Lais comme le confirme Yves Courrier, directeur de Coopaca : « Le projet de Saint-Martin-des-Lais saura répondre aux enjeux des filières qualité, de la collecte au stockage. Il sera biocompatible, sans insecticide de stockage et répondra à la segmentation croissante des productions agricoles, en fonction de leur valeur agro-environnementale ».

Coopaca, fournisseur du géant Barilla

Depuis plus de vingt ans, l’UCAL fournit en blé le plus grand producteur mondial de pâtes et de viennoiseries. Une filière à la fois pour le blé dur (pâtes) et le blé tendre (viennoiseries). Un choix que Barilla n’a pas fait par hasard et dont se félicite Jérôme Vandewalle : « L’Italie produit principalement du blé dur. Ici, sur notre territoire bourbonnais, on produit essentiellement du blé tendre d’une qualité supérieure qu’ailleurs en France. D’où la décision de Barilla de s’approvisionner chez nous ». Un approvisionnement auprès des coopératives de l’UCAL mis en place depuis bientôt trente ans et qui représente environ 30 % des quantités en blé utilisées par la célèbre marque : « Nous livrons directement sur site, en Italie, sur la commune de Galliate, située dans la région du Piémont », ajoute Yves Courrier.

Depuis quelques années, Barilla a renforcé sa politique de transparence quant à la provenance et aux caractéristiques de production du blé qu’elle utilise pour la fabrication de ses produits. Une politique interne à l’entreprise qui s’explique selon Yves Courrier : « Si Barilla a décidé de mieux communiquer en ce sens, c’est avant tout, suite à une enquête de journalistes italiens, qui ont découvert que ce blé était principalement en provenance de l’Amérique du Nord, où les normes sanitaires sont éloignées de celles mises en place en Italie et, plus globalement, en Europe. Et depuis, en effet, l’image de la marque est au centre de toute les attentions, d’où une meilleure éthique qui y est associée ».

Depuis, un nouveau cahier des charges doit être appliqué : « Nos adhérents doivent consacrer 3 %

des surfaces cultivées à de la jachère mellifère et un assolement de trois cultures comprenant au moins une légumineuse », détaille Jérôme Vandewalle.

À noter que 30 % de la production de blé stockée par Coopaca part vers l’Italie ; Barilla n’en représentant seulement que 10 %. À ce jour, les blés en filière représentent 26 500 tonnes. À l’horizon 2020, Coopaca assure que ce seront 55 % de ces blés qui seront inscrits dans une filière.

SÉBASTIEN JOLY

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