L'Allier Agricole 03 décembre 2015 à 08h00 | Par M.Renaud

De nouveaux vergers pour repartir du bon pied

Installé sur la commune de Saint-Victor, Thomas Dumas intervenait lors de la dernière journée bio organisée par la Chambre d’agriculture sur le thème de l’arboriculture

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Aidé de son « très vieux tracteur qui fonctionne très bien », Thomas Dumas conduit, depuis 2005, une exploitation fruitière passée en bio depuis 2009.

Un verger dispersé
Pour ce diplômé supérieur, l’intérêt pour la production fruitière ne date pas d’hier mais il lui aura fallu un peu de temps pour faire aboutir son projet : « Ma rencontre avec Maurice Labreure en 2003 a été déterminante. C’est au près de lui que j’ai beaucoup appris jusqu’à reprendre ses 2,5 hectares de vergers en fermage ». Depuis, Thomas Dumas s’est agrandi pour exploiter aujourd’hui un verger de 4,8 hectares dispatchés sur les communes de Saint-Victor, Désertines et Arpheuilles-Saint-Priest et divisé en huit îlots. « Ce n’est pas le verger de rêve avec des arbres autour de la ferme, mais cela peut avoir des avantages, comme en cas de grêle par exemple … », sourit le professionnel.

Une exploitation avec des arbres déjà debout
Autodidacte, il avoue humblement « manquer de connaissances en agriculture » ce qui le motive chaque jour à apprendre un peu plus de son nouveau métier. Depuis son installation, il a arraché la quasi-totalité des vieux vergers pour en replanter, petit à petit, de nouveaux pour repartir du bon pied. « J’ai eu la chance de reprendre une toute petite exploitation avec des arbres déjà debouts. Puisque, dans la production qui nous concerne, il peut facilement s’écouler cinq ans entre le moment où l’on plante et celui où on peut dégager une production significative ». Alors, mieux vaut prendre son temps pour rajeunir son verger.

Y aller progressivement
Mais en fait, pourquoi le bio ? « Déjà parce que je suis le premier consommateur de mes fruits et je préfère savoir qu’ils sont sains. Ensuite, tout simplement par sensibilité ». Pour autant, l’arboriculteur prévient que tout ne s’est pas fait en un jour et que la conversion doit se faire pas à pas : « Il est indispensable d’y aller progressivement car lorsqu’on est engagé en agriculture biologique, impossible de faire marche arrière. Inutile donc de se précipiter ».

Marché
Aujourd’hui, l’agriculteur produit essentiellement des pommes (1,5 hectares), des pêches (1,5 ha) et des poires (1,5 ha) et poursuit un objectif, celui de vendre des fruits toutes les semaines de mai à avril; son princial débouché est le marché hebdomadaire de Montluçon. « Je reçois beaucoup d’appels de collectivités notamment, je ne suis malheureusement pas capable, pour l’heure, d’honorer toutes les commandes, mais cela prouve que la demande est réelle ».

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la phrase de la semaine

« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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