20 mars 2014 à 08h00 | Par Sophie giraud

Des pistes pour optimiser la gestion des fourrages

Depuis trois ans, les acteurs agricoles du Massif central ont constitué un groupe « herbe ». Objectif : mettre en synergie les travaux relatifs aux prairies pour mieux conseiller sur le terrain.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © Pamac

Troisième rendez-vous du genre, le colloque sur l’herbe s’est déroulé la semaine dernière à Vetagro Sup, à Lempdes. Une centaine de conseillers, techniciens, animateurs et responsables professionnels étaient présents. « Le travail de coordination est essentiel. L’herbe constitue l’une des plus grandes richesses du Massif central qu’il convient d’exploiter au mieux », a expliqué Tony Cornelissen, vice-président du Sidam et président de la Chambre d’agriculture de Corrèze. L’herbe constitue donc une ressource qui mérite d’être mieux connue pour mieux être valorisée. Dans les organismes de développement, au sein des parcs naturels du Massif central, au pôle fromager Massif central, à l’INRA… on s’y emploie. En place depuis trois ans, l’observatoire herbe Massif central commence à apporter des résultats significatifs. Les pratiques « herbagères » de 47 exploitations situées dans l’Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, la Creuse, la Haute-Vienne, l’Aveyron, la Saône-et-Loire, la Lozère et l’Ardèche sont ainsi scrutées à la loupe. Si, au gré de la météo, les années se suivent mais ne se ressemblent pas, en revanche, il a été constaté que plus les animaux étaient sortis tôt, plus la gestion de la croissance de l’herbe était facilitée. Somme de températures, hauteur d’herbe sont autant d’outils d’anticipation qui peuvent aider à gérer le potentiel fourrager de l’exploitation.

« Explosives » prairies temporaires

En région Rhône-Alpes, un protocole de suivi de la croissance de l’herbe sur le printemps a été mis en place en 2011. Les résultats exprimés sous forme de courbes de croissances montrent des profils d’année très différents. Les croissances sont importantes voire très importantes entre 300 et 800°C. « En moyenne, sur notre réseau d’observation, elles dépassent 60 voire 80 kg MS/ha/jour », souligne Emmanuel Forel, de la Chambre d’agriculture de l’Ardèche. Et de préciser : « ces niveaux de croissance nous amènent à préciser le conseil sur le pâturage notamment en termes de chargement. En effet, la comparaison des croissances à la capacité d’ingestion des animaux à la pâture, permet d’évaluer si ces derniers sont en capacité de valoriser la pousse, s’ils sont en retard sur celle-ci ou enfin s’ils ont pris de l’avance sur l’herbe ». L’analyse des résultats montrent également des différences de croissance entre les prairies permanentes et prairies temporaires, ces dernières ayant des croissances plus élevées et surtout plus « explosives ».

♦ Retrouvez l'intégralité de cet article dans l'Allier Agricole n°951, daté du jeudi 20 mars.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Allier Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui