L'Allier Agricole 22 septembre 2014 à 18h00 | Par Damien Carboni

Des sillons sans souci pour les vainqueurs dompierrois

La 4e édition de Terr'en fête s'est déroulée sous un grand soleil, dimanche dernier, à Neuilly-en-Donjon. Outre les spectaculaires démonstrations de matériels agricoles, le grand public et les professionnels ont aussi pu admirer le savoir-faire des dix-sept compétiteurs alignés dans les catégories en planche et à plat de la finale départementale de labour.

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Tout au long de l'après-midi,les candidats au podium, voire à la victoire finale, au concours départemental de labour ont démontré toute leur dextérité à se servir,sous un soleil de plomb et avec une grande habileté, de leur charrue et de leur tracteur. Et ce, tant dans la catégorie à plat que dans la catégorie en planche.Une joute amicale, mais néanmoins disputée, qui a réjoui les Jeunes agriculteurs du canton hôte comme ceux de l'Allier. À ce jeu là, deux d'entre eux ont rapidement pris les commandes de la compétition.

Beaulon à la fête avec Julien Laloi à plat et Antoine Guillemet en planche
Située au lieu-dit « Les Burneaux», sur la commune de Neuilly-en-Donjon, la parcelle prêtée par Patrick Feuillant pour accueillir cette nouvelle édition de Terr'en fête, théâtre de la finale, a ainsi convenu à merveille aux deux représentants du canton de Dompierre et originaires de Beaulon. Un joli doublé réalisé par Julien Laloi dans la catégorie à plat et son compère Antoine Guillemet dans la catégorie en planche. Chacun a ainsi pu décrocher un sésame pour la finale régionale Auvergne-Limousin programmée en 2015. Heureux, Julien Laloi explique : « la victoire était faite. Il y avait un gros écart. Il s'agit de mon sixième titre en finale départementale. Mon secret ? La passion du travail bien fait, un bon réglage de matériel et un certain savoir-faire.À la régionale, le niveau monte. J'irai pour la cinquième fois. » Même satisfaction pourAntoine Guillemet : « Ce sera ma deuxième finale régionale. La journée s'est bien passée.Je n'ai connu aucun problème mécanique. Les conditions étaient réunies pour bien labourer. L'essentiel est d'être précis,droit et de réaliser le sillon le plus joli possible c'est-à-dire à la fois arrondi et bien émietté. »

Débit oscillant de 60 à120 m3 à l'heure
Autre attraction de la journéeparticulièrement appréciée desvisiteurs, la démonstration dedéchiqueteuse et de fendeuse àbois, ainsi que la présence dunouveau grappin coupeur dela Cuma bourbonnaise de drainage.Ce dernier étant constituéd'un bras articulé monté surune pelle qui coupe la brancheà même l'arbre. Un gain indéniableen termes de temps et desécurité. Exit désormais l'utilisationde la tronçonneuse dansune nacelle.Une fascination populaire pourdes monstres mécaniques ultrapuissants capables d'engloutirdes troncs de 50 cm de diamètreet de les « recracher » dans lafoulée sous forme de plaquettesdestinées au chauffage domestiqueou à servir de litière pouranimaux. Sébastien, le chauffeurde la déchiqueteuse quise déplace sur le terrain : « legrappin charge la machine dubois débité pas l'agriculteur.Le tapis roulant l'acheminevers les couteaux. Le bois ressorten plaquettes. Le débit dela déchiqueteuse oscillant entre60 et 120 m3 suivant les conditionset le type de bois. Mieux lechantier est préparé en amont,mieux c'est. »

Noeud anti étranglement,noeud d'ancrage et licol
Côté manipulations de bovins,celles proposées par la MSA 03 a également suscité l'intérêt.Gérard Dautel, responsable du service prévention à la MSA : «40 % des accidents qui touchent les exploitants sont liés aux bovins. Les situations les plus dangereuses sont pendant ou après le vêlage, ainsi que lors du tri des animaux. » Sollicité par la MSA , Christophe Lapalus formateur manipulateur bovins,notamment auprès des élèves des établissements scolaires agricoles,était présent pour expliquer tant aux éleveurs qu'aux visiteurs, via des démonstrations grandeur nature, combien une vache peut être imprévisible et dangereuse : « Aujourd'hui, il y a plus d'animaux mais moins de personnes pour s'en occuper. Par exemple, la pratique des cordes s'est perdue. Certains éleveurs ne savent plus faire. On voit encore des accidents avec des mains enroulées. La puissance de la vache est dans la colonne.Se placer à l'épaule est une positions tratégique car elle permet de sentir les contractions musculaires et de prévenir un coup de tête. Ici, je montre comment faire un noeud d'étranglement et combien le noeud d'ancrage à la barre est important car il doit être facile à défaire. Je réalise aussi un licol, c'est-à-dire que je passe une corde derrière les oreilles et je fais une boucle sur le nez de l'animal. » Une technique qui permet d'apporter des soins à l'animal en minimisant les risques pour l'éleveur.

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la phrase de la semaine

« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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