L'Allier Agricole 27 octobre 2015 à 08h00 | Par M.Renaud

GÉNISSES : BIEN GÉRER CETTE PHASE DÉCISIVE

Tous les deux ans, la Chambre d’agriculture de l’Allier organise sa journée laitière. Le thème de cette année : « Élevage de génisses, un pari pour l’avenir », mercredi 4 novembre prochain.

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- © AA

Les génisses d’aujourd’hui sont les vaches de demain. Derrière cette lapalissade se cache une réalité parfois complexe. Pour aborder la question de la gestion des premiers mois des animaux, les professionnels ont retenu le thème « Élevage des génisses, un pari sur l’avenir » pour la journée laitière du mercredi 4 novembre prochain (voir programme de la journée ci-après). « Les éleveurs ont parfois tendance à se focaliser sur les vaches laitières, constate Jean-Philippe Garnier, technicien lait à la Chambre d’agriculture de l’Allier. Mais, il faut toujours garder à l’esprit que cette phase 0-6 mois est déterminante puisqu’elle conditionne la suite de la carrière de l’animal ».

Zoom sur les six premiers mois de l’animal
Durant cette journée axée sur les six premiers mois de vie des animaux, rien ne sera oublié : logement, alimentation, organisation du travail … Le tout étant de ressortir de cette journée avec des éléments de réponse sur cette période décisive.


Journée laitière,
mercredi 4 novmbre à partir de 10 heures à Huriel
et l'après-midi à Chambérat (EARL de la Ville)

- © HLP

L’Allier Agricole : Sur quoi portera votre intervention du 4 octobre prochain ?
David Plouzin : Celle-ci s’articulera autour d’une seule question : comment élever simplement les veaux de la naissance à six mois ? Puisque, faut-il le rappeler, tout retard pris sur cette phase ne se rattrape pas. Cependant, je n’ai pas de réponse claire et tranchante, mais plutôt des éléments de réponse et des retours d’études principalement menées au sein de la Ferme expérimentale des Trinottières.

A. A. : Quels sont les grands problèmes généralement rencontrés par les éleveurs à ce stade-là ?
D. P. : Les problèmes principaux sont d’ordre sanitaire alors qu’il est tout à fait possible de les éviter en réalisant un vide-sanitaire une fois par an. Ensuite, l’objectif tacite des 200-210 kilos à six mois est rarement atteint, il convient de se demander pourquoi ? Enfin, nous observons une perte de temps importante des éleveurs qui pourraient se faciliter la tâche, le tout est de savoir comment ?

A. A. : L’alimentation sera donc au centre de votre intervention ?
D. P. : Pas seulement, mais l’alimentation est bien évidemment centrale. Tout commence par le colostrum que les éleveurs ne savent pas toujours quand, comment et durant combien de temps délivrer. Pour la suite, je ferai le point entre lait entier et lait en poudre, la question étant de savoir s’il existe un intérêt à élever des génisses de renouvellement avec du lait ou de la poudre ? Là encore, je n’ai pas de réponse établie mais je sais qu’il existe de nombreuses combinaisons possibles. Je me pencherai également brièvement  sur l’intérêt de l’utilisation d’un milk-bar par rapport à un seau classique.

A. A. : Comment relier votre intervention à la thématique de cette journée « Élevage des génisses, un pari sur l’avenir ! » ?
D. P. : L’idée globale est de proposer aux éleveurs de faire des vêlages plus précis et plus précoces autour de 24 mois, contre 30 mois généralement. Un choix qui peut s’avérer techniquement et économiquement intéressant.

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

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297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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