L'Allier Agricole 10 février 2021 a 06h00 | Par L'ALLIER AGRICOLE

Harmoniser travail et formation pour un coût modéré

Fabienne Marcilhac a fait appel au service de remplacement pour pouvoir poursuivre un cycle de formations. Témoignage d’une agricultrice satisfaite.

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De gauche à droite : Jacky Virmoux, Christophe et Fabienne Marcilhac.
De gauche à droite : Jacky Virmoux, Christophe et Fabienne Marcilhac. - © AA

Fabienne et Christophe Marcilhac sont installés sur la commune de Couzon, au domaine du Caltin depuis 1999. Originaires de Lozère et de l’Hérault, ils ont souhaité quitter leur région pour s’installer en Bourbonnais où les terres sont plus propices à l’élevage avec un accès à la propriété plus facile.

Après avoir obtenu un BPREA au lycée agricole du Bourbonnais, à Neuvy, Christophe s’installe véritablement sur les lieux en 2002. Son épouse, Fabienne, lui apporte un soutien dans les tâches quotidiennes et obtient, à son tour, un BPREA en 2008 dans le même établissement. Elle acquiert également de nouvelles connaissances au sein de l’équipe Cerfrance Terre d’Allier de l’antenne de Cosne-d’Allier où elle travaille pendant les saisons d’hiver entre 2010 et 2015. C’est une véritable plus-value pour elle et des perspectives d’avenir et de développement qui se dessinent pour le domaine de Caltin.

Le grand pas, c’est en 2016 qu’elle le franchit en rejoignant officiellement Christophe au sein de l’exploitation. Ensemble, il décide de s’associer sous la forme d’un Gaec qu’ils baptisent L’Harmonie, symbole, à leurs yeux, de leur complémentarité entre eux et avec les bêtes qu’ils élèvent. Une nouvelle structure juridique qui permet d’agrandir, de moderniser et de restructurer le domaine.

Le Caltin, ce sont aujourd’hui 213 hectares, dont 160 en propriété, s’étendant sur les communes de Couzon et d’Agonges. Des surfaces principalement composées de prairies et de cinq à sept hectares de céréales à destination des besoins du bétail. Un cheptel qui compte 165 vêlages par an en race limousine. La production étant écoulée par le biais de marchands de bêtes et d’acheteurs privés.

Une activité de vente directe

Fabienne ne souhaitait pas s’en arrêter là. Dès son installation, elle lance son projet de vente directe de viande limousine : « Nous travaillons en précommande avec une clientèle locale et fidèle. Un calendrier est établi avant même que les animaux soient abattus ». Si le couple communique principalement par le réseau Bienvenue à la ferme, c’est avant tout le bouche-à-oreille qui fonctionne.

Le service de remplacement, Fabienne et Christophe y ont fait appel pour la première fois, l’été dernier, en août, afin de prendre quelques jours de vacances. Christophe précisant que « nous sommes partis une semaine et il nous fallait absolument quelqu’un pour nous remplacer. Nous avons anticipé en contactant le service au cours du mois de mai 2020. Assez rapidement nous avons eu une réponse positive et une personne mise à disposition ».

Des formations nécessaires

à un surcroît d’activité

Depuis 2018, Fabienne Marcilhac s’est investie dans le Conseil d’administration de la Cuma du Breuil, à Agonges. Elle occupe la fonction de trésorière et constate une augmentation du temps qu’elle y consacre. À cela s’ajoutent de nombreuses formations qu’elle souhaite suivre pour parfaire ses connaissances. Le service de remplacement s’avérait être, là aussi, une bonne solution pour palier son absence sur l’exploitation : « Je n’étais pas au courant que l’on pouvait prétendre à ce service dans le cadre d’activités extérieures. Après avoir échangé avec les conseillers, j’ai eu confirmation de la faisabilité de principe et je me suis inscrite.

Polyvalence de l’agent

C’est Jacky Virmoux qu’ils ont accueillis sur leur exploitation. Âgé de 55 ans, c’est un homme d’expérience, polyvalent, qui travaille pour le service de remplacement depuis l’année 2014 : « J’interviens sur le secteur de Lurcy-Lévis, dans un rayon d’une trentaine de kilomètres. Je m’adapte à tous les types de production, en fonction des besoins ». Des journées de travail d’une durée de sept heures au cours desquelles Jacky aide, au quotidien, Christophe dans les tâches qui incombent à l’élevage.

Le couple d’exploitants est satisfait des possibilités offertes par le service de remplacement comme le souligne Fabienne Marcilhac : « Jacky est très disponible et nous faisons appel à lui environ deux jours par mois. La procédure est très simple à mettre en œuvre et le coût est, à mes yeux, modéré, par rapport au travail effectué ».

Parents de deux enfants de 16 et 17 ans, Fabienne et Christophe ont pour objectif de stabiliser les résultats de l’exploitation, tout en diminuant le nombre de vêlages et en poursuivant la vente directe. Ils n’hésiteront pas à faire appel, de nouveau, au service de remplacement.

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