L'Allier Agricole 09 janvier 2022 a 07h00 | Par Sophie Chatenet

L’Italie reste un débouché de choix pour l’élevage français

Partenaire commercial privilégié des éleveurs français, l’Italie fait régulièrement l’objet de visite de terrain. Dernière en date, celle des comités régionaux d’Interbev qui a permis de mieux appréhender le besoin des engraisseurs italiens.

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En rayon, le très haut de gamme est limité aux IGP italiennes. La consommation de viande de génisses s’est développée, mais elle semble avoir atteint un palier, avertit l’Idele.
En rayon, le très haut de gamme est limité aux IGP italiennes. La consommation de viande de génisses s’est développée, mais elle semble avoir atteint un palier, avertit l’Idele. - © CC

Avec 1,3 milliard d’euros de recettes, le marché italien représente 57 % des recettes à l’exportation de la filière bovin viande française. 77% des broutards qui y sont importés proviennent de France, soit entre 800 000 et
900 000 têtes chaque année (essentiellement des mâles, depuis 2015 environ 30 à 35 % de femelles). Par ailleurs, structurellement déficitaire, l’Italie importe 32 % de ces volumes de viande bovine soit près de 70 000 téc en 2019. La France et la Pologne sont sur le podium des pays exportateurs de viande sur l’Italie. « La viande bovine effectivement produite en Italie, qu’elle soit issue d’animaux nés en Italie ou de bovins importés vivants et engraissés en Italie, ne couvre que 53 % de la consommation nationale. Le complément provient de viandes d’import », expliquent les experts de l’Idèle. Dans ce contexte, on comprend que les acteurs de la filière française attachent un soin particulier à répondre au mieux aux attentes d’un client devenu incontournable. Dans cette perspective, une délégation des comités régionaux d’Interbev s’est rendue récemment en Italie.

Transparence
Objectif : comprendre les besoins d’engraissement de bovins en Italie en rencontrant les acteurs de l’engraissement et de l’abattage-transformation, mesurer les évolutions de cahiers des charges (réduction des antibiotiques, filière non OGM, critères de bien-être animal), évaluer la segmentation de l’offre de viande bovine en distribution et comprendre les évolutions d’achats et de tendances de consommation. Le groupement de producteurs Asprocarne finit
300 000 têtes en zone piémont, issue à 95 % de broutards français. Limousine, charolaise, blonde d’Aquitaine… « La diversité des races en engraissement répond à une différenciation des offres viande selon les enseignes et les régions nous a expliqué le président Franco Martini », précise Jean-Paul Thénot, président d’Interbev Auvergne-Rhône-Alpes. Cette structure coopérative dit investir sur la valeur de son produit en conciliant engraissement et empreinte environnementale. Tout comme en France, de nombreux éleveurs italiens sont engagés dans la démarche Life Beef Carbon, visant à diminuer les gaz à effet de serre. Cet effort réel peine toutefois à se transformer par des prix plus rémunérateurs pour les éleveurs. Lors des différents entretiens avec les opérateurs, quelques actes de travail ont été isolés : une demande forte de connaître le statut sanitaire des bovins, un besoin de transparence sur les traitements effectués, une inquiétude sur l’approvisionnement des broutards (volume, compensation en femelles…).

Une quarantaine de personnes a participé à la mission en Italie.
Une quarantaine de personnes a participé à la mission en Italie. - © CC

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