L'Allier Agricole 20 février 2019 à 11h00 | Par L'ALLIER AGRICOLE

La FDCETA de l’Allier fait le point lors de son Assemblée Générale

Les centres d’études des techniques agricoles (CETA) sont des associations loi de 1901 créées et gérées par des exploitants agricoles souhaitant bénéficier d’une aide technique personnalisée permettant d’améliorer leurs pratiques et leurs performances de production. Un conseiller technique assure le suivi régulier de chaque exploitation (visites des cultures, interventions d’urgence, informations spécifiques...), ce qui permet au producteur de raisonner ses interventions et d’améliorer ses pratiques.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Une assemblée attentive aux résultats des différents groupes de travail.
Une assemblée attentive aux résultats des différents groupes de travail. - © AA

Ils étaient une cinquantaine d’adhérents présents dans la salle polyvalente de Saint-Pourçain-sur-Besbre. Une réunion sous la présidence de Pascal Lainé en présence de plusieurs techniciens de la Chambre d’agriculture de l’Allier, de Monsieur Lochmann, président de la FDGPCE Allier, de M. Gérald Bacconnier président de la FDGEDA et, bien sûr des représentants des différents CETA du département.

Un nouveau CETA dans le sud-ouest de l’Allier.

Fort de 115 adhérents répartis en 13 groupes de travail (9 en grandes cultures, 2 en bovins viande, 1 en bovin lait, 1 en porc), la FDCETA compte également le groupe transversal TCS, un CETA à part entière. Une liste à laquelle il faudra ajouter, dans les mois qui viennent, ce un nouveau CETA qui devrait voir le jour dans le sud-ouest du département avec sept nouveaux adhérents. Si l’ensemble de ces groupes d’études évolue sur une surface de 20 050 hectares, il est à noter que le nombre d’adhérents en grandes cultures est supérieur à celui des adhérents éleveurs.

L’activité des différents centres groupes a été très soutenue en 2018. Outre les travaux en salle (bilans de reproduction, analyses de coûts, marges brutes pour certains, etc..), de nombreuses visites et essais de terrains ont été réalisés. Au total se ce sont 154 journées qui ont été effectuées (contre 151 en 2017). Toutes ces journées sont assurées par des techniciens mis à disposition par la Chambre d’agriculture dans le cadre d’une convention bipartite. Pascal Lainé indique que les journées de formations proposées sont en général bien remplies, essentiellement par les adhérents des CETA, eux-mêmes bien souvent demandeurs.

À signaler ces nombreuses visites d’essais organisées par la Chambre d’agriculture, Arvalis, TER’Innovia et certains semenciers. Pascal Lainé profite de l’assemblée pour mettre en avant le rôle de Gérald Baconnier et Jean-Luc Guillaumin les deux représentants Arvalis qui sont très écoutés au niveau national. Chaque année ils se rendent à Paris avec pour mission de faire remonter la voix du terrain Le président qui insiste sur le travail, aux côtés des exploitants, des techniciens de la Chambre d’agriculture, toujours disponibles et à l’écoute. Côté finance, le trésorier, Jean-Luc Guillaumin, présente son rapport qui laisse apparaître un résultat positif pour l’exercice 2018. Il en profite pour rappeler que les analyses de fourrages sont toujours subventionnées à hauteur de 25 %. Un dispositif qui reste cependant très peu utilisé par les adhérents des CETA.

Co-concevoir et étudier les systèmes de cultures grâce à Scinn’Auvergne

Une Assemblée générale qui s’est poursuivi par les prises de paroles des techniciens de la Chambre d’agriculture, Luc Fournier et Mickaël Bimbard pour la présentation de Scinn’Auvergne. Les objectifs de ce projet sont de tester et d’évaluer des systèmes de culture innovants, de produire des données et des références sur ces systèmes utiles au développement et à la formation et enfin d’échanger et de mutualiser toutes ces données entre les différents acteurs. Plus concrètement, le but ultime est bien sûr de proposer des améliorations.

Plusieurs partenaires sont engagés dans cette démarche : la Chambre régionale d’agriculture AURA,  les Chambres d’agriculture de l’Allier, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire mais aussi TER’Innovia, ACM, FDCETA 03 et le GIEE Pays des Couzes. Pour le département de l’Allier les informations sont récoltées par les techniciens. Deux agriculteurs participant au projet sur leurs exploitations, Christian Bayot et Stéphane Deville, ont bien voulu témoigner. Mickaël Bimbard : « La force du projet est justement que les agriculteurs soient présents dans la démarche ; rien ne remplacera les expérimentations locales adaptées à nos régions naturelles ». Le président de la FDCETA de l’Allier, Pascal Lainé conclut ensuite cette assemblée générale par quelques objectifs en ligne de mire pour la campagne : « L’année 2019 doit permettre de rajeunir les troupes, de développer une réflexion au sein de chaque CETA pour la proposition de nouvelles formations. Il faudra également développer des systèmes innovants, notamment auprès des nouveaux adhérents, autres que ceux déjà impliqués, et spécifiquement en polyculture-élevage».
À noter la réélection, au sein du Conseil d’administration de Jean-Yves Berger du CETA de la Bieudre, d’Hubert Marais du CETA Porc, de Vincent Taboulot du CETA Viande Sologne et de Christine Lemaire du CETA Val d’Allier.

 


Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Allier Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui