L'Allier Agricole 19 avril 2012 à 09h45 | Par AA

La filière laitière va mieux

ACEL L’assemblée générale de l’ex-contrôle laitier rebaptisé Allier Conseil Élevage Lait en 2011 s’est tenue jeudi 12 avril dernier à Tronget sous la présidence d’André Marais.

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Deux mille onze aura été une année plus sereine sur le plan économique, rappelait le président. Cependant, cette évolution positive du prix du lait, a-t-il souligné, n’aura servi qu’à couvrir des coûts de production en augmentation croissante ».

C’est très inquiet qu’il a abordé le cas de la filière caprine qui ne semble pas voir le bout de la crise dans laquelle elle est plongée. En cause, un prix du lait payé au producteur en chute libre et un coût de l’aliment qui ne cesse de croître. Cette conjoncture désastreuse a un impact direct sur la structure ACEL qui ne compte aujourd’hui plus que deux adhérents au contrôle officiel. Une situation qui selon André Marais doit faire prendre conscience des scénarios possibles pour la filière bovin lait après la suppression des quotas programmée pour 2015.

 

Des résultats encourageants

En 2011, Allier Conseil Elevage Lait comptait 90 adhérents, un chiffre relativement stable depuis quatre ans, et en règle générale, chaque départ est compensé par l’arrivée d’un nouvel adhérent.

Le nombre de vaches par exploitation est en revanche en constante augmentation et franchit même la barre des 60 sur la dernière campagne. Un accroissement du cheptel qui se traduit par un taux de renouvellement plus faible et s’explique selon Roland Sabin, par le fait que notre département ait récupéré en 2011, davantage de quotas supplémentaires que les années précédentes.

D’un point de vue cellulaire, le cheptel départemental doit encore s’améliorer puisque 73 % des troupeaux présentent un taux de cellules inférieur à 300000 tandis que l’objectif de l’ACEL est de 85 %.

Germes et cellules : la réglementation se durcit

L’intervention de Jean-François Ponsot, animateur au CRIEL Auvergne-Limousin a permis de présenter le nouvel accord du 24 janvier dernier signé par l’interprofession laitière et relative aux germes et cellules stomatiques du lait de vache.

Plus sévère que l’ancien, il va se traduire par une augmentation du rythme des contrôles et une diminution du délai de mise en conformité. À l’issue de celui-ci, si le problème n’est pas résolu, la collecte du lait dans l’élevage concerné sera systématiquement stoppée. L’intervenant a également rappelé que pour revenir dans la norme l’éleveur devra mettre en place un certain nombre d’actions correctives, la première chose à faire étant de déclencher un plan cellules. L’ACEL peut alors lui proposer un contrat cellules qui prend la forme d’un accompagnement technique.

Pour une meilleure conduite de l’alimentation

La technicienne en production laitière bovine et caprine de l’ACEL, a présenté le bilan de l’analyse technique et économique issue du suivi de l’alimentation des élevages laitiers pour l’année 2011.

Celle-ci a mis en évidence le fait que le coût des rations diminuait lorsque le niveau de production des vaches augmentait. Ainsi, il s’établit à 128,2 €/1 000kg de lait pour les élevages produisant en moyenne moins de 7500 kg/vache (+ 8 € par rapport à 2010) et à 112,5 €/1 000 kg pour les élevages dont la production moyenne est supérieure à 8 500 kg (+ 12 € par rapport à 2010).

Pour les élevages dont la production laitière annuelle par vache ne dépasse pas les 7 500 kg, ces coûts sont en majorité composés par les fourrages. À l’inverse, lorsque la production par vache est supérieure à 7 500 kg, les concentrés sont à l’origine de plus de 50 % du coût de l’alimentation.

D’après Pascal Helbecque, directeur de l’ACEL, la tranche des coûts les plus élevées a diminué en 2011, ce qui résulte d’une meilleure gestion de la conduite alimentaire de la part des éleveurs.

Celui-ci rappelle également l’intérêt du groupe de suivi de l’alimentation qui permet d’analyser et de comparer son exploitation avec les autres, d’où l’importance pour les éleveurs de produire des données fiables et de prendre le temps de bien les saisir.

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

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producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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