L'Allier Agricole 01 juillet 2015 à 08h00 | Par M.Renaud

Le GECB face à ses difficultés

Baisse des effectifs et ventes en berne, le Groupement des éleveurs charolais bourbonnais (GECB) fait les frais d’une conjoncture morose.

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De gauche à droite : Thierry Malandre, technicien commercial du GECB, Damien Corneloup, président et Maria Da Costa, agent administratif, à l’occasion de l’assemblée générale du Groupement, le 23 juin dernier à Meillard.
De gauche à droite : Thierry Malandre, technicien commercial du GECB, Damien Corneloup, président et Maria Da Costa, agent administratif, à l’occasion de l’assemblée générale du Groupement, le 23 juin dernier à Meillard. - © L'ALLIER AGRICOLE

Le Groupement des éleveurs charolais bourbonnais (GECB) ne cache pas ses difficultés mais ne baisse pas pour autant la tête. Sur le dernier exercice, le groupement accuse une baisse importante tant en termes d’éleveurs que d’animaux : 53 adhérents (contre 62 l’année précédente) et 5 039 (contre 5 810 en 2013). La moyenne des effectifs par élevage reste, quant à elle, stable (95 animaux par adhérents en moyenne). Cette érosion des effectifs inquiète Damien Corneloup, président du Groupement en remplacement d’Yvon Laboisse : « En ces périodes moroses, l’envie serait de  partir ou d’aller ailleurs. Mais croire que l’herbe est toujours plus verte ailleurs me semble utopique au regard des vrais problèmes de notre race ».

Les besoins du marché
Prix de viande en berne, problème de renouvellement des générations,  la période n’est pas au beau fixe pour les éleveurs. Cependant, les besoins sont bien définis et les clients de plus en plus exigeants : « Le marché actuel veut des animaux vêlant bien avec des produits profitant rapidement tout en conservant des femelles fruitières et faciles à engraisser. Ne croyez pas que je sois révolutionnaire, mais si on applique ce qui correspond aux standards de notre race à tous les niveaux, alors notre race sera compétitive ».

Changement des modes de commercialisation
Au gré de ses différents événements, le GECB constate un changement dans les modes de commercialisation. En 2014, les ventes collectives (GECB-Socaviac-Feder-Syndicat du Puy-de-Dôme) aboutissent à la vente de 27 animaux sur les 59 présentés (46 % des ventes) pour un prix de vente maximum de 8 300 euros. « Il y a encore une quinzaine d’années, nous pouvions encore compter sur des clients fidèles qui passent aujourd’hui par d’autres circuits », note Damien Corneloup. Le président a à cœur de trouver des solutions afin d’innover et attirer de nouveaux acheteurs.

Informer les groupements de ses animaux à disposition
Face à ce constat, l’éleveur en appelle à la rigueur des éleveurs dont il attend davantage : « Mon but est d’essayer de trouver des solutions afin de permettre à chaque adhérent de se retrouver dans les actions du groupements et je compte sur le dynamisme de mon équipe pour m’aider. Nous voulons trouver une solution pour mieux savoir ce dont chacun dispose à la vente. Cela manque cruellement pour répondre aux demandes ».

MARIE RENAUD

L'ALLIER AGRICOLE

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la phrase de la semaine

« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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