L'Allier Agricole 20 octobre 2015 à 08h00 | Par sophie chatenet

Les premiers broutards pourront partir à la veille de la Toussaint

L’Italie a signé, vendredi, le protocole sanitaire qui devrait accélérer la reprise des échanges. Une avancée attendue par les éleveurs, mais qui ne règle pas pour autant tous les problèmes.

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L’Italie a signé, vendredi, le protocole sanitaire qui devrait accélérer la reprise des échanges. Une avancée attendue par les éleveurs, mais qui ne règle pas pour autant tous les problèmes.

Les responsables professionnels du Massif central militaient en ce sens depuis plusieurs semaines déjà. Vendredi, l’accord sanitaire a été officialisé avec l’Italie, principal débouché des broutards français. Le protocole sanitaire prévoit une vaccination par deux injections à trois semaines d’intervalle et un délai de dix jours après la deuxième injection. Les tous premiers animaux pourront donc partir juste avant la Toussaint.

Toutefois, pour les veaux de huit jours, les modalités d’échanges sont renvoyées à un accord ultérieur. Pour les éleveurs, la solution la plus simple pour cette catégorie d’animal serait la prise de sang (PCR).

Plus que deux zones

La veille de la signature du protocole avec les italiens, le gouvernement a annoncé une nouvelle stratégie dans la gestion de la FCO. Seules deux zones sont ainsi maintenues : une zone réglementée et une zone indemne. C’est avancée majeure réclamée par les représentants des éleveurs de la FRSEA Massif central qui devrait mettre fin à l’instabilité permanente de ces dernières semaines. Cependant, les modalités de mouvements des animaux de la zone réglementée vers la zone indemne ne sont pas clairement déterminées.

Dans le Massif central, les FDSEA, les JA, tout comme au niveau national via la Fédération nationale bovine, les éleveurs considèrent « qu’aucun animal ne doit rester bloqué en zone réglementée ». La vente des animaux doit selon eux se faire dans les plus brefs délais. Il y a urgence au regard de l’hiver qui s’amorce, de la descente des animaux des estives, des stocks fourragers amputés par la sécheresse, et évidemment des trésoreries mal en point.

L’ensemble de ces éléments et le caractère vital de la vente des animaux y compris se trouvant en zone réglementée, ont été martelés, jeudi dernier, par les représentants de la FNB au directeur de cabine de Stéphane Le Foll.

Au 12 octobre, la surveillance nationale a été réalisée à hauteur de 91%. Elle a permis de détecter 28 nouveaux cas de FCO de sérotype 8, ce qui porte à 56 le nombre de foyers en France continentale. Tous les nouveaux cas décelés par la surveillance nationale se trouvent dans le centre du territoire. Il semble donc que le virus se cantonne à l’heure actuelle à cette partie de la France. La campagne de vaccination contre la FCO sérotype 8 a commencé depuis trois semaines. Cette campagne sera menée jusqu’au premier trimestre 2016 avec un volume limité de doses disponibles (2,2 millions de doses, à raison de deux injections/bovin). A partir de février 2016, quatre millions de doses de vaccin Mérial seront disponibles (production et commande en cours). Les autres laboratoires seraient également en capacité de fournir cet hiver de un à quatre millions de doses supplémentaires en fonction de la rapidité de commande.

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

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producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.