L'Allier Agricole 29 septembre 2015 à 08h00 | Par M.Renaud

Les reproducteurs et les foyers infectés d’abord

Comme une tumeur au beau milieu de la France, la FCO s'étend. Pour endiguer le phénomène et surtout relancer les exportations, la campagne de vaccination a débuté.

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- © DDCSPP

D’ici à la fabrication et à la livraison de nouveau lots de vaccins, ce sont 2 245 000 doses qui seront disponibles dont 1 345 000 le sont immédiatement. Le monde de l’élevage dans l’attente depuis des jours a donc entamé sa campagne de vaccination.

Les élevages ayant eu des cas positifs ou cliniques sont prioritaires

Les vaccins seront d’abord attribués aux 4 486 animaux des 26 élevages en zone d’interdiction, puis aux 32 000 bovins et aux 23 000 ovins reproducteurs (stations et autres) en zone réglementée. Par la suite, les bovins seront vaccinés en fonction de leur âge (broutard par exemple) et d’un droit de tirage (pourcentage). Dans un élevage, une catégorie d’animaux ne pourra donc être vaccinée dans sa totalité, ce sera aux éleveurs de choisir les animaux à faire vacciner dans la limite du nombre de doses qui leur est attribuée pour les animaux de 6 à 16 mois uniquement. Impossible donc de vacciner tout le monde, voilà pourquoi la Direction générale de l’alimentation (DGAL) détaillait en début de semaine la stratégie vaccinale.

Zones infectées
En zones dites APDI (Arrêté portant déclaration infection), « il est proposé de conserver la capacité de vacciner 100 000 animaux, répartis en 100 000 doses parmi celles disponibles immédiatement et les 100 000 doses disponibles au 15 octobre », précise la DGAL avertissant du même coup que le nombre de doses commandées doit « impérativement correspondre au nombre de doses nécessaires pour la primovaccination ».


Reproducteurs
La vaccination des animaux reproducteurs détenus en centre ou en station se réalisera en zone réglementée mais aussi en zone indemne. Pour ce qui est des jeunes bovins destinés au marché extérieur, l’attribution se basera « sur l’historique des échanges enregistrés entre le 1er octobre 2014 et le 31 mars dernier, l’objectif étant de cibler au mieux les élevages qui vont exporter entre le 1er octobre 2015 et le 31 mars 2016 ». La répartition des doses destinées à la vaccination des broutards entre les départements est faite au prorata du nombre d’exportation de bovins âgés de 6 à 16 mois.

Prise en charge
Comme l’avait annoncé le ministre de l’Agriculture, la vaccination est prise en charge par l’État, ainsi que deux visites du vétérinaire par élevage.

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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