L'Allier Agricole 15 janvier 2023 a 07h00 | Par Sébastien Joly

Mathias Vivier, agriculteur à Beaulon : « Plus de méteil et de pâturage tournant »

Ils sont producteurs et conduisent leurs exploitations en agriculture biologique. Ils témoignent sur leurs expériences et évoquent les systèmes qu’ils ont mis en place pour tendre vers l’autonomie fourragère.

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Mathias Vivier, agriculteur installé au domaine des Pindons, à Beaulon.
Mathias Vivier, agriculteur installé au domaine des Pindons, à Beaulon. - © CA03

Installé depuis novembre 2016, en agriculture biologique, au domaine des Pindons, situé sur la commune de Beaulon, Mathias Vivier est éleveur charolais avec 55 vêlages pour une production de veaux rosés et de génisses de trois ans et demi ainsi que quelques bœufs. L’exploitation s’étend sur une SAU de 135 hectares dont huit à quinze hectares sont dédiés à la culture de méteils à destination du troupeau et un peu de blé pour la vente. À ses côtés, il fait appel à un apprenti pour l’aider dans les tâches quotidiennes.

Avez-vous atteint une certaine autonomie fourragère ?
Mathias Vivier : De façon globale oui. J’achète simplement un peu de luzerne mais sinon le reste est exclusivement produit sur la ferme.

Avec les sécheresses de ces dernières années, avez-vous fait évoluer votre système ?
M. V : Oui, j’ai récolté moins de fourrages mais j’ai chargé un peu moins à l’hectare. Cependant, j’ai réussi à produire sur place sans avoir besoin d’acheter du foin à l’extérieur. Simplement, j’ai acheté un peu de paille pour la litière mais aussi en direction de l’alimentation animale.

À l’avenir, que comptez-vous développer ?
M. V : Je souhaite développer le méteil fourrager en enrubannage et en grains pour assurer un peu plus l’autonomie et également renouveler mes parcelles en herbe. Depuis que je suis installé j’ai développé le pâturage tournant. D’année en année j’augmente le nombre de parcelles.

Des projets pour l’avenir de votre exploitation et de votre production ?
M. V : Oui, je souhaiterais finir l’ensemble de mes bêtes, moins faire de veaux, et plus de bœufs et de génisses. Si cela est possible, dans les cinq ans qui viennent.

- © CA03

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