L'Allier Agricole 03 novembre 2015 à 08h00 | Par M.Renaud

Pas de miracle pour la moisson

Les maïs ont énormément souffert de la canicule de juillet qui a très largement impacté la fécondation. Si les parcelles irriguées s'en sortent, les non-irriguées affichent des petits rendements.

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Cette année, les récoltes de maïs se sont considérablement étalées. « Les premières moissons ont débuté autour du 15 septembre et devraient se terminer d'ici une dizaine de jours une fois les parcelles du Val d'Allier et de Loire achevées », résume Mickael Bimbard, conseiller agronomie à la Chambre d'agriculture.


Coupes précoces
La sécheresse de juillet a causé des dégâts importants dans les parcelles non irriguées qui ont beaucoup souffert de la canicule pile au moment de la fécondation. Pour mettre fin à la souffrance, les coupes ont commencé tôt en Sologne et Bocage pour un maigre résultat : « Dans ces zones, on va se situer entre 20 et 40 quintaux/hectare (q/ha) ». Les bonnes terres de Limagne et de Forterre atteignent péniblement les 80 q/ha contre 90-100 q/ha en année dite « normale ». Des résultats peu glorieux, même si les exploitants n'en attendaient guère plus compte tenu de la situation météo.

Une irrigation hétérogène
Les rendements sont logiquement meilleurs en irrigué puisqu'ils oscillent entre 90 et 120 q/ha en petites région Sologne et Bocage pour atteindre 120 q/ha en Limagne et Forterre. L'irrigation a donc pleinement rempli sa mission mais a elle aussi ses limites : « Les rendements vont varier selon qu'ait été utilisée une irrigation limitante ou non, et selon le type de matériel choisi ». De même, les coeurs de parcelles ont été beaucoup plus gâtés par l'irrigation que les bordures.

Variété tardives
Si certaines variétés sont présentées comme étant davantage résistantes au stress hydrique, « la plante n'est pas faite pour endurer de si grosses chaleurs », souligne Mickael Bimbard. Cependant, certains maïsiculteurs ont eu le nez fin en semant des variétés tardives dont la fécondation a eu lieu une fois la période caniculaire terminée.

Les blés, orges et triticales ont été semés dans de très bonnes conditions. « Nous rencontrons cependant une pression sanitaire sur l'orge et le triticale due à la cicadelle et aux viroses qui empêchent les pieds de lever. Il faut donc intervenir rapidement  ».

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