L'Allier Agricole 26 janvier 2016 à 08h00 | Par M.Renaud

Quatre mois après les annonces…

Comme un écho aux contestations qui secouent l’Ouest de la France, les agriculteurs du département se sont mobilisés mardi 26 janvier dernier pour réclamer des mesures qui puissent leur permettre d’envisager l’avenir autrement que par des plans de sauvetage.

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Le rond-point de l’Europe, théâtre de la crise de l’élevage
Le rond-point de l’Europe, théâtre de la crise de l’élevage - © AA

Quatre mois après les annonces…

Même soleil surplombant le rond-point de l’Europe, même barrage filtrant, même colère et… même revendication. Mardi 26 janvier dernier, les agriculteurs du département répondaient à l’appel de la FNSEA 03 et des JA 03 pour se faire entendre six mois après les grosses mobilisations du mois de juillet et quatre mois après les annonces du Plan de soutien à l’élevage français présentées par le premier ministre et le ministre de l’Agriculture.

« La situation a empiré »

« Rien n'a changé depuis ces annonces, si ce n’est que la situation a encore empiré », souffle Martine Durin, secrétaire générale de la FNSEA 03, visiblement excédée. « La viande bovine a perdu 60 centimes en deux ans, la viande ovine a encore perdu 20 centimes par kilo, la filière laitière est dans un état catastrophique et les céréaliers ne sont pas mieux lotis en ce moment même s’ils sont depuis plus longtemps dans le grand bain des marchés mondiaux », résume Gilles Cabart qui étrennait sa casquette de président de la FNSEA 03 dans une manifestation syndicale.

Provenance des produits

Durant tout l’après-midi, les camions réfrigérés français et étrangers sont scrupuleusement arrêtés : « Le but est de vérifier la provenance des produits, qu’ils soient bruts ou transformés », explique Guillaume Lottin, secrétaire général adjoint des JA Allier.

« Réorganisation des filières »

Une vérification afin d’épingler les produits d’origines étrangères accusés de parasiter le marché français qui a déjà tant de mal à s’en sortir : « Depuis le mois de septembre, le Plan de soutien a permis à 600 agriculteurs de bénéficier du Fond d’allégement des charges (Fac), évoque Gilles Cabart. C’est un peu d’oxygène à ceux qui sont dans la plus grande difficulté mais en ne réagissant pas plus vigoureusement que cela, c’est 600 autres qui en bénéficieront l’année prochaine et ainsi de suite… » Outre des prix rémunérateurs, le céréalier réclame une « réorganisation des filières » qui pourrait permettre aux exploitations qui le souhaitent de se spécialiser afin de valoriser « notre savoir-faire et nos spécificités ».

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

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297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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