L'Allier Agricole 23 février 2016 à 08h00 | Par M.Renaud

SIA 2016 : Une vitrine malgré tout

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- © AP Foucha

Cela fait des années que Sylvain Ray, éleveur ovins à Meillard, se rend à Paris désireux de défendre la sélection ovine du département. Pourtant, cette année, il n'ira pas au Salon de l'agriculture.

Il fait partie de ceux qui ne loupent que très rarement les grands rendez-vous comme le Salon de l'agriculture et le Sommet de l'élevage. Pourtant, cet année Sylvain Ray, éleveur-sélectionneur ovin à Meillard restera chez lui ayant fait le choix de ne pas monter à Paris.

Etat d'urgence et état d'esprit

Ce choix est motivé par plusieurs raisons. L'Etat d'urgence d'abord, décrété le soir des attentats du 13 novembre dernier qui ont fait planer le doute sur le Salon de l'agriculture. « Je me suis demandé, dès lors, comment ça allait se passer et je n'ai finalement pas commencé à préparer mes animaux ». La seconde raison est financière : « Je ne reste pas dormir à Paris et je fais des allers-retours pour monter et descendre les bêtes et cela me coûte déjà plus de 500 euros la semaine ». Enfin, la dernière raison est davantage motivée par l'engagement : « Ne pas aller à Paris, c'est aussi une forme de boycott en cette période très tendue pour l'élevage ».

Une vitrine malgré tout

Pour autant, le sélectionneur se veut loyal envers les consommateurs qu'il veut « respecter » mais aussi envers ses collègues qui font, eux, le choix de se rendre au Salon et ainsi profiter de la « vitrine » parisienne pour défendre leur métier.

Cela fait des années que Sylvain Ray, éleveur ovins à Meillard, se rend à Paris désireux de défendre la sélection ovine du département. Pourtant, cette année, il n'ira pas au Salon de l'agriculture.

Il fait partie de ceux qui ne loupent que très rarement les grands rendez-vous comme le Salon de l'agriculture et le Sommet de l'élevage. Pourtant, cet année Sylvain Ray, éleveur-sélectionneur ovin à Meillard restera chez lui ayant fait le choix de ne pas monter à Paris.

Etat d'urgence et état d'esprit

Ce choix est motivé par plusieurs raisons. L'Etat d'urgence d'abord, décrété le soir des attentats du 13 novembre dernier qui ont fait planer le doute sur le Salon de l'agriculture. « Je me suis demandé, dès lors, comment ça allait se passer et je n'ai finalement pas commencé à préparer mes animaux ». La seconde raison est financière : « Je ne reste pas dormir à Paris et je fais des allers-retours pour monter et descendre les bêtes et cela me coûte déjà plus de 500 euros la semaine ». Enfin, la dernière raison est davantage motivée par l'engagement : « Ne pas aller à Paris, c'est aussi une forme de boycott en cette période très tendue pour l'élevage ».

Une vitrine malgré tout

Pour autant, le sélectionneur se veut loyal envers les consommateurs qu'il veut « respecter » mais aussi envers ses collègues qui font, eux, le choix de se rendre au Salon et ainsi profiter de la « vitrine » parisienne pour défendre leur métier.

Eleveur-sélectionneur ovin, Bruno Thévenoux participera pour la première fois au Salon international de l'agriculture.

Une grande première dans la cour de l'excellence

La dernière fois que Bruno Thevenoux est allé au Salon de l'agriculture, il était en culotte courte. A l'âge adulte, il n'y est jamais retourné jusqu'à cette année où il s'y rend en qualité d'exposant.

Eleveur-sélectionneur ovins en races Suffolk et Charollais sur une surface de 92 hectares entièrement en herbe sur la commune de Saint-Didier-en-Donjon, le professionnel montera à Paris avec un antenais et un bélier.

Une grande première pour celui qui est aussi à la tête de deux poulaillers Label installés sur son exploitation. « L'idée a commencé à germer en fin d'année dernière à la suite de ma participation au National Suffolk à Poitiers. J'y suis allé pour me comparer aux autres, pour me situer et j'ai eu la bonne surprise d'en repartir avec deux deuxièmes places ». Plein de confiance, l'éleveur décide donc de s'inscrire pour le Concours général agricole.

C'est donc avec les deux mêmes animaux qu'il concourra à a compétition catégorie Suffolk le lundi matin : « Là encore, j'y vais surtout pour me situer et pour participer avant tout. J'espère juste ne pas être ridicule ». Expert, il connait les atouts de ses bêtes : « Le premier est plutôt typé viande destiné à produire des animaux de boucherie tandis que l'autre est plus orienté en voie femelle ».

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la phrase de la semaine

« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

Le chiffre de la semaine
297
producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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