L'Allier Agricole 23 mai 2012 à 10h01 | Par aa

Taux de cellules et germes du lait : mieux vaut prévenir que guérir !

En janvier dernier, un nouvel accord interprofessionnel de la filière laitière a durci la réglementation liée au taux de cellules et germes du lait.

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La teneur moyenne en cellules des laits de vache de notre département ne cesse de se détériorer comme le confirment les moyennes des éleveurs recueillies par A.C.E.L. (Allier conseil élevage lait).

Ceci doit inciter à la vigilance à l’égard de ce problème étant donné que la réglementation change et a tendance à se durcir. En effet, un nouvel accord interprofessionnel a été signé en janvier 2012. Il entre en vigueur dès maintenant, et sera nettement plus pénalisant que l’ancien.

Quels seuils pour les germes et les cellules ?

Ils demeurent inchangés à savoir 100 000 germes/ml sur une période de deux mois et 400 000 cellules/ml sur une période de trois mois.

Ce qui change

Dès que l’éleveur se voit notifier une lettre d’alerte (dépassement des seuils définis ci-dessus) il devra mettre en œuvre des actions correctives, de sa propre initiative. Parmi ces actions correctives on retrouve le contrôle de la machine à traire ou des analyses « vache par vache » (pour les cellules).

La durée des contrats cellules est réduite. Elle est de neuf mois, à savoir trois mois de mise en place effective et six mois de sursis à la suspension.

La reprise de collecte après un arrêt à durée indéterminée ne sera possible que sur la base d’une démarche volontaire et d’un engagement à effectuer :

  • des analyses « vache par vache » (pour les cellules),
  • un contrôle machine à traire,
  • un échantillon de lait de tank réalisé par un agent agréé dont le résultat est inférieur à 400 000 cellules/ml ou 100 000 germes/ml,
  • justifier d’un engagement dans la Charte des bonnes pratiques d’élevage.

Ce qu’il faut faire

Pour un problème de germes : après la réception du courrier d’alerte l’éleveur dispose de trois mois pour réaliser des actions correctives ; si son lait n’est toujours pas conforme, la collecte sera suspendue pour une durée minimum de douze jours. L’éleveur devra alors envoyer un courrier à sa laiterie pour signifier sa volonté de reprise de collecte avec les justificatifs décrits précédemment.

Si les résultats de l’éleveur sont toujours hors normes, la collecte sera alors suspendue pour une durée minimum de 30 jours.

Pour un problème de cellules : après la réception du courrier d’alerte, l’éleveur dispose de trois mois pour réaliser des actions correctives. Si le lait n’est toujours pas conforme, l’éleveur a la possibilité de s’engager dans un contrat cellule (sous la responsabilité de l’E.D.E. et la mise en œuvre d’Allier conseil élevage lait). Suite à l’engagement dans le contrat cellule, l’éleveur dispose de trois mois pour l’appliquer et le sursis à la suspension de collecte se poursuit pendant les six mois suivants.

Sans engagement dans un contrat cellule la collecte est suspendue soit six jours si des mesures correctives ont été mise en place ou indéterminée avec un minimum de 30 jours s’il n’y a pas eu d’actions correctives préalables.

Qui contacter ?

Pour toutes questions relatives à la réglementation vous pouvez contacter le service technique élevage de la Chambre d’agriculture et son conseiller en production laitière Philippe Garnier (04 70 48 42 42).

Pour souscrire un contrat cellule vous pouvez vous adresser à Allier conseil élevage lait (04 70 35 14 40) ou à votre laiterie pour les questions liées à la collecte.

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« Nous n’avons pas l’intention, ni les moyens d’ailleurs, de casser les filières. Ce que nous voulons, c’est revoir les cahiers des charges pour que les éleveurs soient intégrés à la négociation »

Geoffrey Rivaux, président des Jeunes Agriculteurs de l'Allier

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producteurs recensés "Bio" dont 39 conversions en 2015 : 14 ateliers bovins viande, 13 ateliers grandes cultures, quatre ateliers légumes, deux ateliers Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), deux ateliers ovins, un atelier fruit et un atelier bovins lait.

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