L'Allier Agricole 12 septembre 2017 à 08h00 | Par M.Renaud

Une alimentation dédiée au porc bio

Dans sa palette d’aliments, Axeréal élevage propose une gamme d’aliment conçue pour le porc bio.

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Le porc dans toutes ses déclinaisons est la viande la plus consommée en France. Aucune raison donc à ce qu’elle n’échappe à la tendance lourde du bio. Sur les 25 millions de porcs produits en France chaque année, 100 000 sont estampillés « bios ». Un faible ratio appelé à augmenter compte tenu de la forte demande des consommateurs et, par ricochet, des enseignes de la grande distribution. Pour honorer ce marché grandissant, les organisations de producteurs (OP) recherchent des éleveurs qui puissent être à la fois naisseurs et engraisseurs et s’emploient à impliquer toute la filière.

Deux usines de fabrication pour le bio

Pour produire des porcs bio, les éleveurs ont besoin de bâtiments adaptés mais aussi d’une alimentation qui puisse répondre aux exigences du bio. C’est ce propose Axeréal élevage depuis une dizaine d’années avec sa gamme alimentation pour porcs bio. Si cette offre n’est en soi pas nouvelle, « elle connaît une progression constante depuis 2014 », note Bruno Gougeon, responsable équipe commerciale porc. Et pour une traçabilité sans faille, deux usines du fabricant sont entièrement dédiées à l’élaboration d’aliments bios, à Bonneval (Eure-et-Loire) et à Lapeyrouse (Puy-de-Dôme).

Pas d’acides aminés de synthèse en bio

Pour un aliment certifié bio, rien ou presque ne varie par rapport à une recette classique. « En bio, nous n’avons pas le droit aux acides aminés de synthèse. Ils doivent provenir du tourteau et des matières premières. Pour le reste, c’est du classique : triticale, orge, blé, maïs, féveroles, pois, son, tourteau de soja, luzerne et complément vitaminé. L’important étant, bien-sûr que les céréales et protéagineux proviennent de parcelles engagées en Agriculture Biologique », explique Bruno Gougeon. La collecte étant assurée par Centre Bio, une filiale d’Axereal. « Mais pour mener ce travail, nous agissons en collaboration avec les différents partenaires de la filière bio afin d’accompagner son développement »

Alimentation à la carte

Comme pour les bovins, Axeréal élevage propose une alimentation à la carte qui sait tenir compte de la production et des besoins des éleveurs. « Nous nous adaptons à la demande de l’éleveur en fonction de ce qu’il produit déjà sur son exploitation », développe Charlotte Bailly, responsable offre marché porc. Une offre, par ailleurs, adaptée au cycle de vie de l’animal.

Si le cahier des charges actuel autorise 5 % de matière première qui ne soient pas directement bio, « la tendance va nettement vers le tout bio et vers l’origine France ». Une exigence, là aussi, dans l’air du temps.

♦ Retrouvez, cette semaine, dans l'Allier Agricole, un dossier complet sur l'alimentation animale

Repères

Les volumes d'aliments commercialisés

Selon les chiffres du Syndicat national des industriels de la nutrition animale, en mai 2017, la production nationale d’aliments composés a progressé de 3,3% avec un nombre de jours ouvrés identiques au même mois de l’année précédente. Cette hausse est permise essentiellement par les aliments bovins (+7,9%) et plus particulièrement les aliments « autres bovins » qui progressent de 10,7% avec 87 000 tonnes fabriquées. La fabrication d’aliments porcins reste stable grâce aux aliments porcelets (+3,1%), contrebalançant la baisse en aliments porcs engrais (-0,1%). La fabrication d’aliments volailles reste elle aussi relativement stable (+1,5%), seuls les aliments dindes baissent de 7,0%. En autres ruminants, les aliments pour ovins (+6,6%) et caprins (+8,9%) sont en nette hausse ainsi que les aliments mash (+18,8%). Sur les cinq premiers mois de l’année 2017, les aliments bovins sont en hausse de 1,9% grâce à la progression de 5,1% en aliment « autres bovins ». La fabrication d’aliments porcins recule du fait de la baisse en aliments porcs engrais (-4,4 %). Les aliments volailles réduisent leur baisse (-1,0 %), les poulets de chair (+1,9 %) et pondeuses (+0,7%), limitant les baisses observées en dindes et palmipèdes respectivement –7,9% et –2,5%. Sur les 11 premiers mois de la campagne 2016-2017, les fabrications globales baissent de 2,1%.

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